C. Rivière : Simulation numérique et HPC : une vision européenne

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RESUME DE LA PRESENTATION

Le calcul intensif est aujourd’hui considéré par l’ensemble des pays dans le monde comme un outil stratégique pour leur compétitivité scientifique et industrielle. Dans le domaine de la recherche, son utilisation permet d’aborder des problèmes impossibles à résoudre autrement, par exemple en climatologie, en astrophysique ou encore dans le domaine de la santé pour mieux connaître les processus biologiques au niveau moléculaire.
Dans l’industrie, elle favorise des cycles plus courts de conception ou de validation d’un produit : avec « moins d’essais et plus de simulation », l’innovation et la compétitivité sont privilégiées. C’est notamment vrai dans des domaines comme l’aéronautique et l’automobile pour réduire le nombre de prototypes, l’exploration pétrolière et gazière pour imager des zones inaccessibles autrement, la banque et l’assurance pour évaluer des produits financiers complexes ou encore le multimédia pour réaliser des films ou des séquences en relief.

En France, la stratégie nationale académique dans le domaine du calcul intensif est portée, depuis 2007, par GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), dont l’objectif prioritaire est de permettre aux scientifiques français d’accéder aux moyens de calcul intensif les mieux adaptés à leurs besoins.

Cette stratégie s’est concrétisée par un écosystème, basé sur trois niveaux – complémentaires entre eux : au sommet, les ressources de l’infrastructure européenne PRACE à la pointe de la technologie pour des simulations de très grande envergure ; au niveau national, les moyens de GENCI pour des projets plus classiques ; et, au niveau régional, enfin, des ressources de proximité pour le plus grand nombre. Il y a, à la clé, des embauches, de nouvelles parts de marché et, bien souvent aussi, une ouverture sur l’Europe et l’international.

Catherine RIVIERE est ingénieur de l’ENSIMAG (Ecole Nationale Supérieure d’Informatique et de Mathématiques Appliquées de Grenoble). En 1983, elle rejoint l’Institut Français du Pétrole (IFP devenu IFPEN) situé à Rueil-Malmaison. En 1996, elle est nommée Directeur Adjoint à la Direction Exploration-Gisements. En 2001, elle devient PDG d’une filiale de l’IFPEN, Tech’Advantage, une société de services en informatique. Depuis 2007 et à ce jour (novembre 2015), Catherine Rivière est PDG de la société civile GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), chargée de porter la politique nationale pour la recherche publique dans le domaine du calcul intensif. De juin 2012 jusqu’en juin 2014, Catherine Rivière a rempli la fonction de Présidente de l’infrastructure de recherche européenne PRACE AISBL (Partnership for Advanced Computing in Europe), qui regroupe les représentants de 25 états, dont la France représentée par GENCI. En 2009, Catherine Rivière a reçu la médaille de « Chevalier de la Légion d’Honneur » et en 2015, celle d’ « Officier de l’Ordre National du Mérite ».