Conception, simulation, travail collaboratif, etc : quelques réflexions du passé pour envisager l’avenir avec MICADO…

Ce petit exercice de style, volontairement très court et qui ne se veut pas du tout exhaustif, consiste à voir sur quelques points ce que l’histoire récente de MICADO, autour du passage du XXème au XXIème siècle, a pu faire ressortir comme aspects importants et l’écho que cela peut avoir aujourd’hui. Le seul objectif est de montrer l’apport d’un des rôles de MICADO qui est de procurer un espace ouvert de partage et d’échanges.

On se base sur quelques extraits des travaux de MICADO et de ses ateliers (comptes rendus, rapports, conférences …), sans chercher à faire un tour complet de thématiques, mais en prenant, à la volée, quelques conclusions ou remarques. Pour ne pas engager leurs auteurs, les courtes citations étant bien entendu extraites de leur contexte et n’ayant donc pas valeur historique, les noms de ceux qui les ont prononcées ne sont pas cités.

Dès 1999, lors de MICAD, on pouvait lire :
La CFAO est passée en quelques années d’une « simple » modélisation purement géométrique à une modélisation du produit, à sa simulation et à la prise en compte du process. La complexité croissante des concepts et des outils est d’autant plus sensible qu’interviennent également des notions telles que la gestion des connaissances et des aspects humains.
• Les séminaires présentent un état de l’art des principales technologies et de leur utilisation, que doivent connaître toutes les entreprises aujourd’hui, la simulation, la réalité virtuelle/CAO, la gestion des données techniques, …, l’intérêt d’internet et le prototypage (bonne matière, bon procédé).
MICADO n’était pas en retard dans ses réflexions …, mais, aujourd’hui, on peut les prolonger et les approfondir. Il reste certes encore beaucoup de travail pour l’intégration de toutes les facettes d’un produit et le prototypage « bonne matière, bon procédé » se développe maintenant sous le terme « Fabrication Additive ».

En 2004, lors de la célébration du trentième anniversaire de MICADO, on pouvait entendre des réflexions comme :
La formalisation du savoir faire n’est pas suffisante. Comme tous les industriels, nous disposons de bases de données de leçons apprises. Nous sommes à la recherche d’un moyen plus dynamique de partager cet apprentissage.
En 2018, on s’attache encore aux connaissances métier, à la formalisation du savoir-faire. Les entreprises considèrent-elles qu’elles disposent d’un moyen dynamique de partage ? Le « deep-learning » apportera-t-il une réponse ?
Notre objectif est d’assurer une cohérence entre la définition de la pièce, le PDM, le processus d’officialisation, la définition progressive du process et la définition en amont des outils qui permettront de réaliser l’objet. Nous sommes par conséquent inscrits dans une logique de configuration.
• Beaucoup d’entreprises considèrent qu’il est plus important de travailler sur l’intégration des processus et des outils plutôt que sur l’excellence de chacun des outils. Les « champions » du PLM utilisent les Web services comme technologie d’intégration des applications liées au PLM.
Ces remarques illustrent bien une continuité dans les objectifs à atteindre. Il paraît long cependant le chemin entre les prémices, généralement dans des grandes entreprises, et leur prise en compte dans les PME.

Toujours en 2004 …
Dans une dizaine d’années la problématique principale des entreprises sera celle de l’intégration et de la collaboration avec les autres partenaires. Le modèle de paiement à la demande se généralisera et il sera de plus en plus fait appel à des spécialistes pour sous-traiter les fonctions de support et de maintenance des outils PLM, voire certaines étapes de la conception.
Les prédictions sont, par nature, difficiles à faire, celle-ci n’est pas mauvaise. Sans aucun doute, la problématique de l’ingénierie numérique au service du PLM (en tout cas l’une d’entre elles) est liée à l’intégration et la collaboration. Peut-on dire que le modèle de paiement à la demande est généralisé ?
Le manque de standardisation risque de rendre particulièrement laborieux les échanges de données structurées futures.
• Les TIC sont probablement à la base des nouvelles organisations. Nous devons partager, fédérer et trouver un juste équilibre de fonctionnement entre tous les niveaux. Les TIC doivent être considérées comme un outil de compétitivité et non comme un centre de coûts.
Qu’en est-il aujourd’hui ?

Dans un bulletin datant de 2004:
En conclusion, les points clé du e-learning dans le domaine de la CAO : Gain de temps, Economie, Autonomie, Flexibilité, Demande croissante des utilisateurs.
• Enfin, notons la démocratisation des périphériques haptiques capables de simuler le comportement d’un outil (retour de force, gants de données…).
Visions prémonitoires en cours de réalisation ? En tout cas, démocratisation, c’est peut-être un peu vite dit …

Et toujours au début de ce siècle :
Les auteurs relèvent quatre facteurs clés de succès pour recueillir les bénéfices de l’usine numérique : la standardisation, l’intégration des données, le pilotage du travail coopératif, l’automatisation de certaines tâches de préparation.

Enfin terminons par une des réflexions d’un auditeur s’adressant à un des conférenciers éditeur de logiciels lors des Etats Généraux, particulièrement intéressante :
Vous indiquiez que votre objectif était, pour les PME, de mettre en œuvre les technologies du PLM de façon simple et économique. Je précise que, bien qu’étant une grande entreprise, PSA est également intéressée par votre proposition. En effet, une de nos difficultés est de gérer la complexité.

On ne peut pas mieux dire …

La conclusion, généralisable malgré une démonstration fondée uniquement sur quelques exemples, est qu’il est souvent profitable de participer aux ateliers de travail ou aux événements sur les sujets qui vous intéressent, ne serait-ce que pour sentir « l’air du temps » et en nourrir votre propre réflexion …

Alors, pour en savoir plus sur l’ingénierie numérique au service du PLM, rejoignez MICADO, qui s’efforce de nourrir la réflexion autour de l’ingénierie numérique et du PLM depuis plus de quarante ans et se structure pour renforcer encore cette action de manière professionnelle et conviviale.
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